RICI '17 ⎜DU 17 AU 23 JUILLET

La rencontre 2017

Cheminer ensemble…
  

Pour cette troisième édition, nous accueillerons des participants venus d’ici et d’ailleurs pour six jours de rencontre et d’invention partagée.

Comme les années précédentes, nous nous proposerons de traverser trois postures différentes: élève pendant les cours, co-chercheur pendant les laboratoires et danseur au cours des jams. Nous continuerons à nous demander comment ces postures se répondent, se nourrissent et se distinguent, et quels espaces et quels appuis chacune d’elles offrent ?

Cette année, c’est au sein de chaque journée que ces différents temps de pratique se succéderont, autant d’occasions de renouveler notre regard sur le présent et le « danser ensemble ».

Chaque participant pourra, par son engagement, sa disponibilité cultivée et sa curiosité bienveillante, nourrir la qualité de l’attention dans les différents espaces de pratique. Cela permettra de favoriser des dynamiques d’émergence pour chacun.

Les laboratoires seront un lieu charnière entre les cours et les jams, un espace partagé, où digérer les expériences vécues et réinventer à plusieurs ses manières de pratiquer le contact improvisation.

 

Nous avons invité des danseurs et pédagogues aguerris pour jalonner votre chemin et vous en inspirer de nouveaux !!… Cet été, nous aurons le grand, grand bonheur d’accueillir Chris Aiken et Malcolm Manning qui vous feront embarquer pour un long voyage de quinze heures au sein des intensifs. Nous avons aussi la joie d’inviter Alice Le Guiffant, Marie Rousseau, Tommy Russo et Edo Ceder à soutenir le travail des laboratoires. Enfin Michèle Tarento nous fera la joie de venir partager ses précieuses connaissances sur la biotenségrité à l’occasion d’une conférence-jam.

L'emploi du temps

Les jams ouvertes à tous pendant les RICI…

Les mardi 18jeudi 20 et vendredi 21 juillet de 19h à 21h40

Le mercredi 19 juillet de 19h à 21h40, la conférence-jam, avec Michèle Tarento

Au gymnase du carreau du temple. 4 rue Eugène Spuller 75003, Paris

Prix des jams pour les personnes extérieures :

Jam simple : 4 €

Conférence-jam : 10€

Les cours intensifs

Les enseignants


Chris Aiken

Éco-Poétique du Contact

Cet atelier offre aux danseurs la possibilité de développer de meilleures compétences dans leur danse ainsi que dans la capacité à être en contact avec les autres et à être conscient de leur environnement. Plutôt que des « mouvements », les danseurs apprendront à se saisir des défis et opportunités rencontrés dans leur danse. Cela permettra de développer un répertoire de solutions applicables dans la dynamique émergente de la danse. Ces solutions incluent des manières de changer de niveaux, de s’équilibrer sur le corps d’un partenaire, de chuter et rouler, de soutenir le poids d’une partenaire ou au contraire de retirer son soutien ou le retrait de ce soutien, etc… Elles incluent aussi des chemins pour être présents, ouverts, agiles et avec des limites claires. Nous regarderons comment l’accordage des sens dans le pré-mouvement, le tonus physique et l’imagination peuvent aider à changer la qualité de mouvement et sa résonance poétique.

Je considère l’improvisation comme une pratique enracinée dans les mondes de la poésie et de l’écologie. Une question simple que je pose souvent est « Qu’est-ce qui est perceptible ? ». Je me demande aussi : « Comment puis-je être plus en contact avec ce qui se passe ? Quelles sont les possibilités, ici ? » et «Comment rester ouvert à l’inconnu ? ». Comment être ensemble de façon ludique et en toute sécurité ?

Chris Aiken est reconnu à l’international pour ses performances et son enseignement de l’improvisation et du contact improvisation. Pendant de nombreuses années, son travail a exploré le développement de l’intelligence corporelle, l’imagination poétique et la capacité à créer et à interpréter des danses dans différents contextes. Il a été influencé par ses collaborations durables et ses dialogues avec Angie Hauser, Mike Vargas, Andrew Harwood, Kirstie Simson, Ray Chung, Nancy Stark Smith, Steve Paxton, Joerg Hassman, Olivier Besson et Peter Bingham. Son enseignement intègre des études approfondies sur la Technique Alexander, le massage myo-fascial et l’idéokinesis ainsi que l’étude de la neurophysiologie et de la perception. Il a reçu de nombreuses récompenses pour son travail, notamment une bourse Guggenheim et des commandes de Jacob’s Pillow, Walker Art Center, Movement Research, Bates Dance Festival et American Dance Festival. Chris est professeur de danse au Smith College et au Five College Dance Department de Northampton, Massachusetts.



Malcolm Manning 

Chorégraphies Chaotiques: Improviser le Contact Improvisation

Le CI est une activité complexe qui résiste de façon notoire à la définition. Une de mes définitions favorites est celle de Steve Paxton (qui d’autre?!) qui dit que le CI est tout bonnement « un état d’esprit ». Je comprends cela comme: être prêt et curieux à s’engager dans une recherche sur les possibilités d’interaction physique avec les autres.

Avec le développement de la pratique au fil des années, la terra incognita semble se réduire. Les formes qui ont émergé de cette investigation se sont codifiées. Elles se sont inscrites dans nos systèmes nerveux et nos réponses sont souvent devenues banales.

C’est peut-être inévitable avec le développement d’une pratique et ce n’est peut-être pas sans valeur. Dans sa forme la plus mondaine, le CI consiste à enfiler une multiplicité de formes connues, l’acte d’improvisation s’étant réduit à la nature de leur agencement.

Pour moi, des questions se posent: quand est-ce que j’improvise vraiment en CI et qu’est-ce que je recherche ? Comment conserver de la fraicheur dans ma danse ?

Un de mes chemins d’investigation m’a amené, à travers des pratiques somatiques telles que le Feldenkrais, le Body Mind Centering et le travail d’Hubert Godard, à découvrir et à augmenter la gamme des réponses que j’apporte dans la danse.

Une autre route a été de travailler entre l’improvisation « ouverte » et les partitions qui rompent la routine en limitant la gamme de choix. Un exemple simple serait le tête-contre-tête.
Limiter les possibilités entraîne deux conséquences. On remarque des moments où les réponses habituelles nous amènent à sortir de la partition et nous obligent à essayer quelque chose d’autre, d’inhabituel, voire d’inconnu.

À un niveau plus subtil et global, ces partitions nous aident à remarquer dans nos improvisations lorsque nous arrivons à des conditions qui pourraient s’avérer fertiles à explorer.

Durant cet intensif, nous travaillerons avec des partitions physiques et perceptives allant de l’évident à l’ésotérique, de l’étrange au franchement bizarre. L’accent sera mis sur la mécanique de la danse avec un partenaire, mais nous nous intéresserons également à la manière dont elles peuvent s’appliquer à la dynamique d’une jam.

Ces partitions créent des énigmes en mouvement qui nécessitent toutes nos ressources pour soutenir nos solutions dans le moment présent. Mon but est de susciter la curiosité, de développer la patience et d’inspirer l’engagement dans l’expérience de notre danse. Cela représente selon moi l’état d’esprit du contact improvisation. Une de ses saveurs en tout cas.

 

Malcolm Manning (UK / FIN) : Je me considère comme un chercheur dans les approches somatiques du mouvement, un enseignant et un artiste. Dans mes cours, je partage mes questions sur ce que c’est qu’être un être pensant, sentant et mouvant dans ce monde, en développant un dialogue avec nous-mêmes et notre environnement dans lequel nous sommes habilités à être nos propres experts.

J’enseigne fréquemment dans des centres de danse, compagnies, festivals et autres programmes d’enseignement supérieur à artistes professionnels du spectacle vivant. J’ai aussi un programme ouvert au grand public, appelé Bodyschool, dans lequel j’applique mon travail à des situations de la vie quotidienne.

Je suis enseignant certifié de Feldenkrais® et de Body And Earth développé par Andrea Olsen et Caryn McHose. J’ai étudié pendant deux ans chez SNDO Amsterdam et j’ai une maîtrise en pédagogie de la danse. J’ai également fait des études approfondies de Mouvement authentique, Shiatsu, Body Mind Centering et d’anatomie expérientielle.

Enfin j’ai longtemps fait partie du groupe d’étudiants qui a régulièrement étudié, pendant les années 90, avec Nancy Stark Smith, et qui a participé à ses recherches sur ce qu’elle appellera plus tard l’UnderScore.


Les laboratoires

Un « labo » ?

– une structure en petits groupes (10 personnes) pour pouvoir chercher ensemble

– un espace-temps de co-création et de co-émergence, de responsabilité et de liberté
– un principe d’absence de hiérarchie (chacun doit pouvoir parler sa propre langue, selon son propre point de vue) parallèlement à une possibilité de doter temporairement des personnes de fonctions particulières
– un endroit où l’on part de rien
– un lieu d’aller-retour entre le verbal/ et le non verbal, un espace d’expression et d’écoute active

Travailler en laboratoire est une occasion de chercher ensemble. Cela implique de ne pas savoir ce que l’on va trouver tout en s’y consacrant activement.

Nous pourrions croire à première vue que vouloir l’involontaire sont deux mouvements intérieurs incompatibles, antagonistes mais cela nécessite surtout d’avoir recours à des procédures indirectes. « Cela demande de développer une intention qui accepte de laisser advenir une réponse à priori inconnue, et qui accepte de ne pas savoir d’avance ce qui va se donner et attend la réponse dans un mouvement d’ouverture passive. Je veux quelque chose sans y mettre ma volonté pour produire la réponse, mais en laissant fonctionner les associations. »

Nous imaginons les laboratoires comme des espaces où puissent être soutenu cette dynamique fragile d’émergence en soi et la confrontation nécessaire à l’autre pour son déploiement, sa clarification et son enrichissement – Quelques pistes :

– outils d’explicitation

– écoute active en binôme qui laisse tout l’espace et le temps à la parole de prendre forme

– expérience de danse partagée, partitions

– varier de points de vue, de cadres, de référentiels, de fonctions (notion de non identification)

– bâtir conjointement une posture d’observation active et bienveillante

Nos laborantins seront présents comme facilitateur de l’émergence et pour proposer des outils à cette fin. Ils seront garants de cette fonction et du cadre où peut se déployer ce lâcher-prise. Il importe ensuite à chacun des participants d’être responsable de sa recherche, de ses découvertes et de la qualité des échanges permettant l’inconfort et le savoureux de l’inconnu.



Les laborantin.es

Alice Le Guiffant

La rencontre du contact improvisation, en 2007, a été une révélation dont j’ai encore du mal à me remettre ! Quelle chance de découvrir une telle pratique qui permet à chacun de s’exprimer librement tout en créant un dialogue riche et vivant avec d’autres danseurs. Toucher, transfert de poids, portés : principes simples et découvertes infinies. Je continue d’explorer ces matières, inlassablement, nourrie de légèreté et de poids, de vitesse et d’extrême lenteur. J’y apprends à ouvrir l’espace, à déplier le temps. 

J’ai la chance de pouvoir continuer à me former régulièrement (j’organise de nombreux événements à Rennes notamment) et j’ai pu travailler avec des enseignants renommés, en France comme à l’étranger parmi lesquels : Nancy Stark Smith, Nita Little, Ray Chung, Charlie Morrissey, Stéphanie Auberville, Franck Beaubois…
J’enseigne depuis plusieurs années à des publics très variés : adultes, bébés, enfants, adolescents… et dans différents cadres et types de structures : écoles, crèches, collèges, associations de parents, écoles de danse, festivals…

 

 

 

Marie Rousseaux

 

Marie pratique la danse contact improvisation depuis 12 ans, en cours, en jams, au sein d’ateliers, de performances ou de laboratoires de recherche avec Stéphanie Auberville, Asaf Bachrach, Daniel Lepkoff, Lisa Nelson et Jules Beckman notamment. Depuis plusieurs années, elle enseigne le contact improvisation à travers ateliers, cours ponctuels et hebdomadaires ou en festivals. Elle a abordé aussi différents types d’approches corporelles telles que le Butoh, l’Axis Syllabus, le Qi-Gong, Feldenkraïs, la technique Matthias Alexander, la danse contemporaine, le chant. Elle participe à la création et à la vie de l’association « Explorations sphériques » qui oeuvre pour le CI àParis et en France. Formée par Hubert Godard, elle est praticienne certifiée de Rolfing®, Intégration Structurale.

« Prenez vos gants de velours, mais laissez les masques au vestiaire, et retrouvons-nous pour nous aider à accoucher les uns les autres ( les uns des autres, les autres des uns) de nous-mêmes et du collectif, trifouiller la nuit de nos danses pour en faire émerger des éclats de lumière et de vie !  »

Tommy Russo (USA/BE)

 

Tommy Russo (USA / BE)

Artiste, danseur et professeur d’origine américaine, il vit et travaille à Bruxelles depuis 1993. Ayant étudié la psychologie, le théâtre et la langue Française (Université du Massachusetts, Boston), ayant initialement une passion pour les sports de combat (boxe / karaté), il a fait ses premiers pas en danse à l’âge de 19 ans : Danse de salon (MIT Ballroom Dance Club), Claquettes (Fred Astaire Dance Studio Boston), Dance folklorique (Royal Scottish Dance Society). Par la suite, tombé amoureux deux fois, il s’est installé à Bruxelles pour élever une famille et continuer la danse. Au cours des 24 dernières années, il a travaillé et s’est formé dans une vaste gamme de domaines et de pratiques de mouvement, tous intimement liés les uns aux autres: Psychodrame, Thérapie Dramatique, Intégration Postural, Shintaido, Travail de Clown, Body Mind Movement, Constellations Familiales, Technique Alexander, Danse Contemporaine et Contact Improvisation. En 2003, il a ouvert un complexe artistique résidentiel (Tridance studios / Flywheel Dance). Il organise des ateliers, des cours, et des jams à Bruxelles, et il danse, performe, enseigne le Contact Improvisation et la Danse Contemporaine pour adultes et enfants en Belgique et à l’étranger.

Contact Improvisation

Nettoyage permanent du printemps,
Écoute corporelle, changement de direction,
Disponible, zone de non-connaissance,
Questionnement des habitudes,
Désobéissance créative.

 

« Le lab est toujours un processus magnifique par lequel une micro société éphémère peut développer avec créativité des dynamiques de groupe, des structures et des contenus ».

 

 

 Edo Ceder 

Edo has been dancing Contact Improvisation for 17 years. He teaches weekly classes of CI and Improvisation, and holds a monthly Jam at Naim Studio in Tel Aviv. He created contemporary dance pieces and performed with them in Israel and abroad. He completed 3 years of study of the Grinber Method and has worked with people in personal processes. He carries a 2nd degree black belt in Jujitsu. These days he is completing a B.A. in Psychology and also works as a computer programmer.

About labbing:
A class provides us with new ideas for CI skills which are added to the skills we already embody. A lot of the time we are overwhelmed with new information and have a difficulty embodying it with our already existing skills and movement patterns of CI. Labbing after class gives us the space to keep researching those new ideas, understand them better, and integrate them into our already existing contact body. In this lab we will work with partners, dancing and talking alternatively, and exchange ideas with the whole group.

 

Les jams

« Emprunter un chemin que vous ne connaissez pas pour aboutir en un lieu que vous ignorez pour y faire quelque chose dont vous êtes incapable. »[1]

 

C’est une phrase une peu provocante, mais elle invite joliment à quitter les rives du connu et nous en aurons besoin !… Nous aurons traversé au cours des journées beaucoup de mouvements, de mots, de perceptions, d’idées, de coordinations, de règles de jeu, … Nos jams en seront pleines et elles en seront belles ! (Nous faciliterons même volontairement ces liens entre cours, labos et jams !…) Et malgré tout, au milieu de ces joyeuses explorations de matériaux déjà connus, il nous faudra encore laisser de la place à ce que nous ne connaissons pas encore, au risque sinon de passer à côté de la pratique du contact improvisation. En effet nous ne le considérons pas comme une forme à perpétuer ou à apprendre, mais comme un espace de pratique de l’émergence, autour des possibilités offertes par le toucher et le partage de la relation gravitaire et attentionnelle.

François Roustang parle joliment des relations qu’entretiennent connu et inconnu, nous lui laissons donc le mot de la fin pour inspirer nos pratiques de jam pendant les RiCI :

« La première condition, c’est la confiance. (…) de pouvoir se fier à ses sens et de n’avoir pas peur de passer dans ses sens, de réduire le corps à n’être qu’âme sensitive, de donner sa pensée aux sens de telle sorte qu’ils pensent par eux-mêmes (…) Si leur mouvement n’est pas entravé, les sens ne cessent pas de penser et de renouveler leur pensée, car la pensée n’est rien d’autre que l’acte par lequel les différents sens sont rassemblés et hiérarchisés en une totalité organisée. (…) Je ne suis jamais certain d’avoir senti ce qu’il y avait à sentir, parce que j’avais déjà interprété et qu’il n’y a sans doute pas de sentir sans interprétation. Du simple fait que j’ai senti hier et bien plus tôt, mes sens ont été à la fois éduqués et engorgés. Le sentir intact est déjà le pur cultivé ou culturé. Je ne sens que ce que l’époque et le lieu qui m’ont élevé m’autorisent à sentir et à percevoir ; et cela qui est ma richesse apporte avec elle ma limite et ma raideur. Je vais devoir y porter remède.

C’est pourquoi la deuxième condition du sentir est la liberté. Elle est à l’inverse de la confiance. Autant la confiance colle à la chose, autant la liberté s’en détache. (…)

La liberté ne s’appuie sur aucun référent, aucune référence, aucune certitude, aucune compétence. Une désinvolture étudiée, fruit d’un immense travail, est seule capable de préparer l’ouverture du sentir. Malgré une longue expérience, malgré tout ce qui a été assimilé, tout ce qui a été engrangé, les mains sont vides. Ne tenir pour assurer rien de ce qui auparavant a été pensé, cru ou estimé. La mesure de la liberté est celle du peu d’espoir, d’une incroyance tous azimuts, d’une immoralité ou d’une amoralité radicales, car rien n’est bien ou mal, il suffit que ce soit. »

Extraits de « La fin de la plainte », p.79, 80 et 81, de François Roustang

 

[1] Extrait de « Savoir attendre pour que la vie change », p.67, de François Roustang

La conférence jam

confiture

Qu’est-ce qu’une conférence Jam ?

Une goûteuse invitation à regarder le monde autrement…. le temps d’une jam!


Une conférence-jam est l’occasion de faire dialoguer théorie et pratique dans un même élan, et sans que l’une ne recouvre totalement l’autre, ni ne l’épuise. La première heure est consacrée à une conférence, ponctuée d’explorations. La demi-heure suivante permet à toutes les questions restées en suspens de trouver une réponse, avant de plonger joyeusement dans la jam.



Cette année, Michèle Tarento propose une conférence sur « La biotenségrité … une approche innovante du dynamisme de notre corps »

La tenségrité est un mode interpellant de construction architecturale dont les principes ont été posés au siècle dernier par Buckminster Füller.

Le concept de biotenségrité mis en place par Steve Levin, chirurgien orthopédiste est en adéquation avec la conception globale du corps et son approche perceptive selon l’ostéo-éveil®. Il nous offre des explications mécaniques, énergétiques originales et nous ouvre à de nouveaux champs de modélisation dynamique du vivant.

Il est susceptible d’enrichir les pratiques de la danse, du mouvement en les intégrant dans un mode de déploiement omnidirectionnel des fascias où les os jouent un rôle primordial. Ce concept nous amène à revisiter l’auto-stabilité du corps dans sa relation aux forces gravitationnelles, la transmission de l’information de l’échelle macroscopique à l’échelle microscopique et les volumes qui nous constituent de manière innovante.

 

Michèle Tarento, docteur en médecine, ORL, phoniatre, ostéopathe, danseuse, diplômée de bioénergie, maître de conférence en histo-embryologie, conceptrice de l’ostéo éveil®, certifiée de biotenségrité, effectue au long cours un parcours multidisciplinaire entre les sciences fondamentales, le mouvement, la danse et le son.

La danse contact qu’elle a découvert en 1979 avec Didier Silhol, Suzanne Cotto, Mark Thompkins s’est rapidement intégrée à son enseignement de la danse contemporaine.

Cependant qu’elle tisse des liens fondamentaux avec la Nature, ses performances en milieux alternatifs et en extérieurs partagées intensément avec Aline Lecler depuis 1984 l’ont amenée à la mise en place de dialogues systématiques avec la structure (où la priorité est donnée à l’os, fascia solide, qui offre d’étonnantes sécurités et réconforts) tandis que de nouvelles recherches sur les interactions de nos biomatériaux avec notre environnement n’ont cessé de se mettre en place. Sa rencontre avec Steve Levin, créateur du concept de biotenségrité et sa participation active au B.I.G. (groupe de recherche international sur la biotenségrité) lui a ouvert de nouvelles portes de recherche fondamentale avec le dynamisme architectural du corps.

 

 

Elle donne des conférences et ateliers sur les fascias, la posture le mouvement et la biotenségrité depuis plusieurs années dans des congrès, ainsi que dans des rencontres internationales de danse (Ecite 2014, Freiburg 2017).

Elle est l’auteure du livre : Construire son corps avec l’ostéo éveil et la biotenségrité paru aux éditions Sully au printemps 2016.

(www.osteo-eveil.fr)

Contact et contemplation

Singe tentant d’attraper le reflet de la lune Ohara Koson

Nous vous proposons enfin de clôturer notre semaine de rencontre en nous retrouvant le dimanche 23 au matin pour une pratique de contact et contemplation.

Le cadre s’inspire de différentes pratiques que nous avons approchées, en particulier le mouvement authentique, les séminaires intensifs « qui suis-je ? » et la pleine conscience. Ces pratiques nous ont montré la valeur d’une attention partagée et des postures qui conjuguent présence et non-réactivité, pour accueillir et laisser passer en soi mots, gestes, pensées, images, …

Nous nous appuierons sur trois postures que chacun explorera alternativement:

-celle du danseur/parleur, qui contemple sa propre question (qu’il a laissée émerger pendant le temps de la danse). Il la traverse verbalement et/ou gestuellement sous le regard de son/ses partenaires.

-celle du témoin, qui accueille l’expression du danseur/parleur avec une attitude de curiosité bienveillante et de non-réactivité. Il est déchargé de toute tâche de commentaire ou de validation. Il donne son attention à l’expression de l’autre, tout autant qu’à ce qui le traverse lui même en résonance ou en réaction à ce qu’il écoute et regarde.

-celle du soutien, qui cherche des moyens pour soutenir, avec délicatesse et curiosité, le questionnement verbal et/ou gestuel de son partenaire. Son rôle est plus participatif que celui du témoin.

Informations pratiques

 

Carreau du temple :

  • Adresse : 2 rue Perrée, 75003 Paris.
  • Les métros les plus proches sont Temple (M3), Filles du Calvaire (M8) et République (M5, M9, M3, M8, M11).
  • Entrée le lundi 17 juillet au 3 rue du petit Thouars 75003. En raison des consignes de sécurité, les conditions d’accès au carreau du temple pour ce jour sont restreintes, nous vous demandons donc d’arriver impérativement entre 16h et 16h30. Les jours suivants, l’entrée s’effectuera par le 4 rue Eugène Spuller.
  • Prendre les escaliers qui descendent puis suivre les panneaux « gymnase de la Forêt Noire » ou « dojo du pou volant » ou encore « studio de Flore » en fonction de votre emploi du temps. Des vestiaires sont à votre disposition.


Les repas

L’équipe du festival aura le plaisir de vous régaler pour le premier repas des RiCI (cf emploi du temps général « Autour d’un repas »). En dehors de ce rendez-vous, nous vous invitons à prévoir vos propres repas, et nous vous fournirons une liste d’adresse pour trouver restaurants et magasins bio où faire vos emplettes.

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L’hébergement

Nous ne proposerons aucun hébergement de groupe.

Nous faciliterons par contre la mise en relation des danseurs ayant besoin d’un hébergement avec ceux pouvant accueillir un ou plusieurs participants chez eux.

En effet, les inscrits parisiens sont invités à héberger ou faire héberger par leurs connaissances un ou plusieurs danseur(s) venu(s) d’ailleurs. Dans le cas où cela vous est impossible, merci de nous contacter par email, nous trouverons certainement une solution ensemble !

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Les musiciens

Amenez vos instruments pour les jams et/ou les labos, vous serez les bienvenus pour ajouter vos sons aux improvisations dansées.

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Les laveries automatiques

Il y a une laverie automatique à deux pas du Carreau du Temple: 14 rue de la Corderie 75003 Paris

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Les transports

Les trajets à Paris peuvent être longs, examinez bien à quelle distance se trouve votre logement des studios.

Ici le site de la ratp qui gère métros, bus et trams : http://www.ratp.fr

Sinon, il existe les vélibs, vélos proposés par la ville de Paris : http://www.velib.paris/

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Prix

Combien puis-je donner ? 

  • 280 euros / tarif solidaire pour soutenir celles et ceux qui ne peuvent pas payer plein tarif
  • 260 euros / plein tarif
  • 240 euros / tarif réduit (avec justificatifs) : étudiant.es, à la recherche d’un emploi…
  • 300 euros après le 17 juin

Formulaire d'inscription

Enregistrement en ligne

L' équipe

– Nous ne considérons pas le contact improvisation comme une forme à perpétuer. Nous l’envisageons comme un processus de recherche autour des possibilités offertes par le toucher et le partage de la relation gravitaire et attentionnelle.
  
– L’un des objectifs de notre association a donc été de créer des occasions de rencontre et de dialogue entre différentes recherches académiques, savoirs chorégraphiques et savoirs sur le mouvement, la perception, l’attention, …
  
– Nous avons pensé la rencontre comme s’inscrivant dans le développement de cette dynamique. Nous souhaitons que chaque participant puisse acquérir des outils lui permettant de développer son autonomie et une mise à distance de ses normes gestuelles; une suspension où peuvent se questionner les processus d’appropriation d’un savoir et les normes esthétiques qui y sont liées.

Depuis 6 ans, le contact improvisation constitue pour Céline Robineau une clé de compréhension de la relation à soi et à l’autre, un terrain de jeu ludique et une liberté d’être. Considérant le mouvement comme un vecteur d’expression infini, Céline a poursuivi ses recherches dans l’improvisation et les pratiques somatiques, avec par exemple Soto G. Hoffman « Performance and the creative Process ». Céline est diplômée en Life Art Process®, approche d’exploration et de prise de conscience par le mouvement et l’expression artistique au Tamalpa Institut en Californie, fondé il y a 40 ans (www.tamalpa.org).

Matthieu GAUDEAU : Comédien-Danseur-Professeur de la Technique Alexander. Il travaille comme interprète de 1997-2015 au sein des compagnies de spectacles vivants et de collectifs. Entre 2004 et 2006, il codirige le collectif « La Gouttière » au sein duquel il développe un travail de théâtre-danse performatif. Il se forme à la technique Alexander entre 2009 et 2013 et commence à repenser son enseignement et sa pédagogie en s’appuyant sur les principes d’inhibition et d’attention dirigée. Il se passionne pour l’organisation du geste humain et les relations entre attention et posture. De 2013 à 2016, il travaille auprès de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Depuis 2014, il collabore au projet CNRS « ICI » – De l’Improvisation Conjointe à l’Interaction – collaboration entre danseurs, scientifiques et philosophes autour de l’improvisation conjointe, soutenu par la labex ARTS H2H et le CNSAD. Visiter son site?

Catherine Kych danse depuis bientôt trente ans (danse classique et contemporaine, mouvement sensoriel). En 2007, à la recherche d’espaces de liberté, de jeu et de partage, elle a plongé dans le contact improvisation et s’est enthousiasmée pour cette pratique non‐normative qui lui offrait la possibilité de rencontrer, d’abord par le toucher et le mouvement, des « autres », et de construire et déconstruire avec eux le monde.

Chemin faisant, elle s’est munie d’outils pour faciliter l’accès à une conscience réfléchie de l’expérience. Depuis elle est membre du GREX ( www.grex2.com), groupe de recherche sur l’explicitation fondé par Pierre Vermersch, qui travaille à de forger des outils et une pensée de la psycho-phénoménologie.

Des questions / renseignements / des détails ?

à vous !
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